Il peut arriver, en tant que parent, d’être fermement en désaccord avec des évènements que vit votre enfant au sein de l’école. Comment alors exprimer votre point de vue et se faire entendre ? Ce genre de situations est prévu par la Loi sur l’Instruction Publique (LIP) et la CSDM présente sur son site les étapes à franchir pour le règlement d’un différend et/ou d’une plainte.

À l’OPP, nous sommes là pour vous accompagner dans la procédure de la plainte. Toutefois, il faut savoir qu’il est exclu du mandat de toute OPP de prendre parti et de recourir en son nom pour une plainte individuelle sur un cas particulier.

Votre équipe OPP FACE vous accueillera donc pour vous fournir les informations et conseils qui nous paraitront les plus utiles.

Les étapes dans le règlement d'un conflit avec l'école
Première étape : éclaircir la situation à l'école

Avant toute procédure officielle, nous vous recommandons en tout premier lieu, et dans la mesure du possible, de questionner directement la personne de l’équipe-école (enseignants, personnes-ressources…) impliquée dans la situation vécue par votre enfant.

Un mot dans l’agenda de votre enfant, avec votre numéro de téléphone, et/ou un message laissé sur le répondeur du secrétariat afin qu’on vous rappelle (514-350-8899, puis laissez un court message au secrétariat concerné) font le plus souvent l’affaire pour entamer un dialogue. Vous pouvez également laisser un message dans le pigeonnier de la personne.

Par expérience, les explications ont souvent mis en contexte des agissements ou été capables de justifier des choix pédagogiques qui pouvaient nous troubler au prime abord. Échanger avec tact et respect mutuel dans le cadre d’une rencontre augmente certainement les chances d’évoluer vers une résolution rapide.

Ça ne marche pas ? Contactez la direction

Lorsque le contact direct avec la ou les personnes impliquée(s) n’a pas permis de trouver une solution satisfaisante, un appel à la direction permet d’apporter un regard extérieur qui peut souvent mener à de nouvelles pistes de solution. Appelez à l’école (514-350-8899) et laissez un message à l’attention de la direction concernée.

À FACE, il y a un directeur ou une directrice adjointe selon le niveau scolaire :

  • Préscolaire et 1-2-3e années : Mme Line Rondeau
  • 4-5-6-7e années (primaire 4 à 6 et Secondaire I) : M. Frédéric Boudreault
  • 8-9-10-11e années (Secondaire II à V) : M. Alain Gour
  • Classes EMSB ou pour un contact en anglais : M. Frédéric Boudreault

Enfin, l’échelon « dernier recours » à l’intérieur de l’école est la directrice Mme Annie Lamarre. Vous trouverez les coordonnées de chacun-e dans les pages roses de l’agenda de votre enfant.

Ça ne marche toujours pas ? En dernier lieu : la CSDM ou le Protecteur de l'élève

Si un recours auprès de la direction ne fonctionne toujours pas, ou si la situation est suffisamment grave, vous pouvez contacter la CSDM directement, ou le Protecteur de l’Élève. (voir les liens ci-haut)

Par principe, pour donner du poids à votre démarche, ÉCRIVEZ, avant (lorsque vous formulez votre plainte) ou après toute conversation (en résumé de ce qui a été dit lors d’un échange par téléphone ou en rendez-vous). Que ce soit par courriel ou par lettre, les éléments écrits restent les meilleurs témoignages au moment de défendre votre position.

Sachez que tout recours auprès de la CSDM est gratuit et assisté. Tout parent peut porter plainte à sa Commission scolaire (art. 220.2 de la Loi sur l’Instruction Publique) et cette dernière doit l’assister pour formuler sa plainte s’il le demande.

Et l’élève dans tout ça ?

Les plaintes peuvent mettre en cause soit un ou des professionnels de l’école, soit une politique ou un règlement de l’école ou de la CSDM ou même du MELS.

Dans le premier cas plus particulièrement, il bien difficile en tant que parent d’assumer notre démarche quand notre enfant reste en contact régulier avec la personne dont on incrimine les agissements. Et il est même possible que votre enfant lui-même s’oppose à votre initiative car il ne veut pas “se faire remarquer” et peut-être en subir les conséquences.

Parlez ouvertement de votre crainte auprès de la Direction et demandez des garanties de la poursuite sereine de son quotidien par votre jeune. C’est en formulant votre crainte que des mesures pourront être prises si nécessaire.

Expliquez à votre enfant votre décision et tenez compte de son point de vue. Selon nous, il reste malaisant pour un élève de vivre une situation de plainte s’il n’y adhère pas. Cela pourrait le troubler suffisamment pour affecter son travail scolaire.

C’est pourquoi, porter plainte est un choix qui n’appartient qu’à vous et le sérieux du motif doit pouvoir justifier la démarche et les vagues qu’elle produira.

Notre conseil est de rester zen : n’oubliez pas que chaque enfant a une sensibilité différente, et que ce qui en fait réagir certains en laissera d’autres indifférents… et inversement. Selon le type de personnalité de nos jeunes, nous, parents, entendrons donc peut-être des version différentes pour une même situation… ce qui ne leur enlève rien de leur véracité ! Mais permet de mettre en perspective.

En espérant que ces informations resteront inutiles durant toute votre expérience de parent d’élève au sein de l’école…