La taille de la cour, un sujet de discussion récurrent

C’est une des premières choses qu’on constate à l’école : si le bâtiment est immense, la cour est relativement petite. Il y a une rangée d’arbres matures en bordure du trottoir et une autre de jeunes arbres au pied du corps central du bâtiment. Il y a 2 barres de ballons-poire, 3 racks à vélos et une dizaine de bancs, en plus du socle pierreux installé au milieu. Les enfants ne peuvent jouer sur les 3 volées de marche (vers le sdg, vers le bâtiment central, et vers le département de musique) puisque le passage doit en être laissé libre.

Pourquoi la cour n’est-elle pas fermée ?

Plusieurs directeurs ont déjà fait des demandes par le passé, à l’effet que les deux volées de marches soient fermées en haut, afin d’offrir un espace fermé et sécuritaire aux plus jeunes de nos élèves, comme c’est le cas dans les autres écoles de la CSDM.

La difficulté principale est que le bâtiment de notre école a une valeur patrimoniale. Autrement dit, une modification à l’apparence générale doit être approuvée par les fonctionnaires affectés à la protection des bâtiments patrimoniaux de la ville. Compte-tenu du caractère de l’ensemble, toute autorisation viendrait avec des exigences de style et de qualité de matériaux, donc des coûts supplémentaires.

À l’heure actuelle, il n’est pas certain que la CSDM aurait les moyens de respecter ces exigences, et malgré des demandes répétées à la direction de FACE, nous n’avons pas encore réussi à faire avancer cette question.

Pourrait-on améliorer les équipements, embellir, verdir ?

Selon les moments, il peut y avoir jusqu’à 400 élèves en même temps dans la cour. Ajouter des modules de jeu ou des espaces verdis est donc délicat, car cela pourrait signifier une diminution de la surface de jeu. Il faut noter aussi que compte-tenu de la taille restreinte de la cour vs. l’intensité du passage, les arbres de l’école sont mis à rude épreuve et leur croissance est ralentie.

Mais des aménagements et améliorations sont possibles.

En 2010, l’école a fait peindre des lignes de jeu sur le sol pour la première fois. C’est un ajout que les plus petits apprécient beaucoup, mais on voit l’impact des allers-retours de milliers de souliers et bottes chaque jour, sans parler du sel de déglaçage épandu l’hiver et des pelles de déneigement qui raclent le sol 4 mois par an : les lignes s’effacent très vite… L’école a fait repeindre les lignes en 2013, puis en 2016, à chaque fois avec la participation financière de l’OPP à hauteur de 1000$, via le budget discrétionnaire de notre commissaire scolaire. Avec les coupures budgétaires en cours, ce budget n’existe plus : il faudra trouver d’autres sources de financement pour les prochaines fois.

Par ailleurs, si on peut embellir la cour en plantant les bacs muraux de part et d’autre des escaliers, l’aspect patrimonial (encore lui) de la bâtisse interdit d’installer des modules permanents, visibles depuis la rue. C’est pourquoi les ballons-poire sont « cachés » derrière l’escalier du service de garde… et c’est pourquoi, aussi, il serait presque impossible d’installer des paniers de basket.

Rampes d’accès pour les vélos ? Ce serait à demander à la CSDM. On sait que toute demande y prend beaucoup de temps… Si vous aussi vous êtes intéressé-e à réfléchir aux façons d’améliorer la cour, contactez-nous !

Et la Forêt enchantée, où en sommes-nous ?

En 2006, afin de pallier les insuffisances de la cour principale, des parents bénévoles se sont attelés à mettre en valeur un terrain vacant situé au nord de l’école, entre le département de musique et le bâtiment de la faculté de Théologie de l’université McGill. Ce terrain appartient à l’école et n’avait jamais été utilisé. À noter, ce terrain est encore plus petit que la cour elle-même… Il était donc difficile d’envisager en faire une seconde cour en complément de la première.

Pour contrer les effets d’ilôt de chaleur du secteur, le Comité environnement et patrimoine de l’école FACE (CEPEF) a choisi de mettre l’accent, dans ce projet, sur le verdissement. Avec l’aide d’architectes paysagistes, le plan s’est orienté vers un paysagement à la grandeur du terrain, comprenant des plantes, fleurs, arbustes et arbres indigènes, et petite agora, permettant aux enseignants d’aller y donner des cours en plein air.

Après de nombreux rebondissements, qui ont, à répétition, retardé le projet année après année (décontamination du terrain, travaux majeurs sur le bâtiment, perte de financement due aux retards accumulés, coupures budgétaires de la CSDM, etc.), c’est l’intervention providentielle de Desjardins, qui a accordé une subvention de plusieurs dizaines de milliers de $, qui a finalement permis au projet de se réaliser alors que personne n’y croyait plus. Les travaux ont commencé à l’été 2014, puis ont continué à l’été 2015. La Forêt enchantée, qui devait être inaugurée en 2012, puis 2013, puis 2014, puis en 2015, a été finalement inaugurée en juin 2016 : http://plateau.pamplemousse.ca/2016/06/une-foret-urbaine-dans-la-cour-decole/

L’activité y a déjà commencé :

  • depuis mi-septembre 2015,  nous avons 15 élèves du secondaire qui s’affairent tous les jours à recueillir dans des classes ciblées de la matière première végétale pour nos deux composteurs logeant dans la cour. (ces composteurs ont été offerts par la Ville)
  • chaque semaine, la cafétéria réserve également les restes des préparations de repas, de quoi nourrir amplement nos composteurs.

Par ailleurs, un espace est prévu pour accueillir des classes en plein air à la belle saison. Les enseignants sont invités à réserver la cour pour un créneau horaire donné.